L’humain vit dans un monde de perceptions multidimensionnelles. Le jour est perçu par la lumière du soleil, les mouvements des habitants de la terre, les bruits liés aux déplacements, les activités etc. La tombée de la nuit est perçue comme l’absence de la lumière du jour, des mouvements continuent dans les grands centres urbains, mais le silence s’installe dans les milieux les moins peuplés. Silence de cimetière. Nous attendons le prochain jour pour continuer à profiter de la vie. L’une des choses dont nous bénéficions sans vraiment y penser est l’oxygène de l’air. Même endormie nous en utilisons. Nous sommes ainsi faites. Cependant les arbres qui facilitent le mieux la purification de l’air que nous utilisons, qui sont donc « nos filtres d’air » naturels vivent-ils dans le même monde que nous ?
La perception dans le monde végétal est bien étrange. Les végétaux vivent perpétuellement dans l’obscurité la plus totale. L’arbre ne distingue pas de jour, ni de nuit. Nous savons cependant qu’il capte la lumière, mais ne perçoit pas de lumière comme nous pouvons le représenter. Les déplacements ne sont points perçus de façon tangible par les végétaux. D’ailleurs ils ne connaissent pas la notion du déplacement. Dans cet univers de silence et d’obscurité, tout est vibration. Depuis le vent qui fait frémir les feuillages jusqu’aux rayons du soleil qui permettent la photosynthèse, tout n’est que vibrations. C’est à cette échelle de l’évolution du vivant que l’air que nous respirons est purifié, que les racines des arbres retiennent l’eau dans les sous-sols empêchant l’érosion et la dégradation des sols. C’est dans un monde de « non vision » que se sculpte notre environnement quotidien. Sans action humaine, la survie des espèces végétales est assurée par la pollinisation et la germination des graines. Ces deux phénomènes sont rendus possibles grâces au vent et aux oiseaux qui par une alchimie maintiennent l’équilibre des écosystèmes.
L’homme, au regard de ses multiples facultés intellectuelles, est susceptibles de favoriser un meilleur accroissement de la biodiversité pour un développement durable. Tout est lié à notre conscience, à notre volonté de construire plutôt que détruire, de protéger plutôt que d’exterminer, de sauvegarder plutôt que de perdre, de restaurer, de conserver pour un monde meilleur.
Photo by Anton Darius

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